La froideur et l’absence de son père, rendaient ses marques d’affection plus précieuses.

La froideur et l’absence de son père, rendaient ses marques d’affection plus précieuses, de véritables dons du ciel. « Je ne vivais pas avec lui, mais il passait parfois à la maison. Il arrivait comme dieu sur terre, apportant la joie et le bonheur pendant quelques instants miraculeux. »

Walter Isaacson
Steve Jobs
(Page 305, témoignage de sa fille Lisa)
Editions JC Lattès
Steve Jobs, par Walter Isaacson
 

Je suis chez moi, ici.

Je suis chez moi, ici. Je fais partie de ces lieux et de l’air qu’on y respire d’une manière que seuls peuvent comprendre ceux qui y sont nés ou qui ont été complètement assimilés. Une certaine absence, qui a de la gueule, sans me vanter.

La danse de Gengis Cohn
Romain Gary
Gallimard
La danse de Gengis Cohn (Romain Gary)
 

Une sorte de merveilleuse absence de tout

Il rit. Elle adorait les petites rides qui se formaient autour de ses yeux, lorsqu’il riait. On disait évidemment qu’elle était amoureuse de son père. et qu’il était amoureux de sa fille. Cela faisait partie du bagage intellectuel du con moyen. Mais c’était beaucoup plus grave que ça. elle l’aimait comme on aime son enfant.

 » Tu sais, je regrette parfois que tu sois comme tu es. »

Il prît un air scandalisé.

« Jess !

– Oui, je regrette que tu ne sois pas un salaud. Nous aurions pu être si tranquilles. Et ma mère ne t’aurait pas quitté.

– Peut-être parviendrai-je un jour. Moi aussi, j’ai mes rêves de grandeur.

– Où en es-tu ?

– En plaine forme. Parfois je me réveille au milieu de la nuit, et je ne sens rien. Absolument rien. Un vrai triomphe. Une sorte de merveilleuse absence de tout. Bref, je peux dire que moi aussi, j’ai connu le bonheur. Ou bien, m’asseoir au bord du lac par une belle nuit sans lune, et n’éprouver rien. Oui, je crois que je suis guéri.

Adieu Gary Cooper
Romain Gary
Gallimard