La chute de la pomme

Jobs était furieux contre Sculley qui, depuis le début des années 7990, était, jugeait-il, le président du déclin Apple. « John est en train de faire couler la société ! Il a apporté trop de gens corrompus, et trop de mauvaises valeurs. Ils ne songent qu’à gagner de l’argent – pour eux-mêmes, en premier lieu – et se contrefichent de faire de bons produits.  Le mercantilisme de Sculley empêchait la pomme de gagner des parts de marché. « Le Macintosh a perdu contre Microsoft parce que John a voulu engranger un maximum de profits au lieu d’améliorer le produit, et de le rendre accessible au plus grand nombre. Après mon départ ma société n’a plus rien inventé. Le Mac a à peine été amélioré. Et Bill Gates s’est engouffré dans la brèche. »

Walter Isaacson
Steve Jobs
(Page 342)
Editions JC Lattès
Steve Jobs, par Walter Isaacson
 

Steve avait le don d’arriver toujours à ses fins.

La liaison fut consommée sur l’une des terrasses de l’appartement, avec Sculley plaqué contre le mur car il avait le vertige. Ils parlèrent d’abord argent. « Je lui ai dit qu’il me fallait un million de dollars en salaire, un million en prime à la signature et un million de dédommagement si ça ne marchait pas, » raconte Sculley. Jobs annonça que c’était faisable.
– Même si je dois payer de ma poche… Nous règlerons tous ces détails parce que tu es la personne la plus brillante qu’il m’ait été donné de rencontrer. Je sais que tu es parfait pour Apple et Apple mérite le meilleur.
Il ajouta qu’il n’avait jamais encore travaillé avec quelqu’un qu’il respectait vraiment. Sculley serait son mentor, il avait tant à lui apprendre… Et Jobs le regarda avec ce regard intense dont il avait le secret.
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Plus on a plus on compte

Quand même, tout compter sans cesse, ça vous occupe pas mal. Curieusement, Grégor ne procède pas ainsi avec l’argent. Il est cependant riche et chacun sait que, souvent, plus on a plus on compte. Il pourrait sans doute l’être davantage mais il ne semble pas s’en soucier tellement, satisfait de son train de vie sans paraître vouloir l’améliorer encore. Le temps, par contre, il le compte bien sûr sans faillir depuis près de cinquante ans. Continue reading « Plus on a plus on compte »

 

A onze ans, j’ai cassé mon cochon et je suis allé voir les putes

A onze ans, j’ai cassé mon cochon et je suis allé voir les putes.
Mon cochon c’était une tirelire en porcelaine vernie, couleur de vomi, avec une fente qui permettait d’entrer mais pas de sortir. Mon père l’avait choisie, cette tirelire à sens unique, parce qu’elle correspondait à sa conception de la vie : l’argent est fait pour être gardé, pas dépensé.

Eric-Emmanuel Schmitt
Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran
Albin Michel
Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran
 

Le pouvoir de l’argent n’a jamais été aussi grand, insolent, égoïste

On ose nous dire que l’Etat ne peut plus assurer les coûts de ces mesures citoyennes. Mais comment peut-il manquer aujourd’hui de l’argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période où l’Europe était ruinée ? Continue reading « Le pouvoir de l’argent n’a jamais été aussi grand, insolent, égoïste »