Proposer aux écoliers des leçons personnalisées et être des outils stimulant la curiosité et la motivation

Jobs aborda le sujet de l’enseignement et Gates lui dépeignit sa vision des écoles du futur, avec des élèves qui visionneraient des cours et des leçons vidéo par eux-mêmes tandis que le temps de classe serait consacré aux débats et aux résolutions des problèmes. Tous deux s’accordaient à penser que les ordinateurs n’avaient eu jusqu’ici que très peu d’impact sur les écoles – bien moins que sur d’autres champs de la société comme les médias, la médecine ou les administrations. Pour changer cela, dit Gates, les ordinateurs et les appareils portables devaient proposer aux écoliers des leçons personnalisées et être des outils stimulant la curiosité et la motivation.

Walter Isaacson
Steve Jobs
(Page 621)
Editions JC Lattès
Steve Jobs, par Walter Isaacson
 

L’école donne des diplômes, mais c’est la vie qu’on se forme

En attendant, j’allai faire mes adieux à mes anciens maîtres, pour les remercier de leur aide et leur expliquer les motifs de ma décision. Je me souviens encore des paroles de M. Bouyagui Fadiga :
« Ne regrette rien. Il faudra toujours continuer à apprendre et à te perfectionner, et ce n’est pas à l’école que tu pourra sle faire. L’école donne des diplômes, mais c’est la vie qu’on se forme. »

Amadou Hampâté Bâ
Amkoullel, l’enfant Peul
Mémoires
(Page 504)
Éditions BABEL
amkoullel l'enfant Peul
 

Chaque fois que mon existence commençait à s’engager sur une belle voie bien droite, le destin semblait s’amuser à lui donner une chiquenaude

Alors que je coulais des jours heureux entre l’école coranique, mon grand frère et mes camarades d’association, survint un élément qui allait marquer un tournant majeur dans ma vie. En fait, chaque fois que mon existence commençait à s’engager sur une belle voie bien droite, le destin semblait s’amuser à lui donner une chiquenaude pour la faire basculer dans une direction totalement opposée, faisant régulièrement alterner des périodes de chance et de malchance. Cela commença bien avant ma naissance, avec mon père Hampâté, qui aurait dû (et ses enfants après lui) hériter de la chefferie dans le pays du Fakala, et qui se retrouva, seul rescapé survivant de toute sa famille, réfugié anonyme au fond d’une boucherie.

Amadou Hampâté Bâ
Amkoullel, l’enfant Peul
Mémoires
(Page 307)
Éditions BABEL
amkoullel l'enfant Peul

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Je me suis dit encore une fois que, décidément le catch, c’était une bonne école pour la vie

Le problème c’est que Mamie-Rose, elle avait dû apprendre à conduire avec un ami cascadeur : elle ne respectait ni les feux ni les trottoirs ni les ronds points si bien que, de temps en temps, la voiture décollait. Ça a pas mal chahuté dans la carlingue, elle a beaucoup klaxonné, et, question vocabulaire aussi, c’était enrichissant : elle balançait toutes sortes de mots terribles pour insulter les ennemis qui se mettaient en travers de son chemin et je me suis dit encore une fois que, décidément le catch, c’était une bonne école pour la vie.

Eric-Emmanuel Schmitt
Albin Michel
Oscar et la dame en rose
 

Je sens que c’est pas du bon

Là-dessus, on reçoit une lettre avec « République Française » sur l’enveloppe et la tête de Marianne. Maman n’osait pas l’ouvrir. Elle disait : « Je sens que c’est pas du bon. » Et en effet.

C’est moi qui l’ai lue, la lettre. Maman n’osait pas. Papa ne savait pas. « Vous êtes prié de vous présenter à la Préfecture de Police, service des travailleurs étrangers, bureau tant et tant. » Il y avait en plus un coup de tampon tout de travers, à moitié mal tamponné, qui ordonnait : « Muni de votre carte d’identité. »

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