Adapter les villes

Adapter les villes.

La canicule de 2003 a entraîné des conséquences lourdes à Paris, en particulier pour les anciens isolés, habitant souvent dans des combles surchauffés. La ville de Marseille, habituée à un climat plus chaud, s’est beaucoup mieux adaptée à cet événement climatique extrême, que nous aurons toutes les chances de rencontrer plus souvent. L’urbanisation croissante se heurte à un défi face au réchauffement : Les villes connaissent des températures plus élevées que leurs environnements agricoles et forestiers. Les surfaces bétonnées, bituminées, couvertes de toits d’ardoises ou de tuiles absorbent la chaleur reçue dans la journée et la restituent trop lentement la nuit. S’y ajoute la chaleur émise par la circulation et les climatiseurs. Toute une discipline nouvelle vise à mieux gérer cette contrainte, en végétalisant les zones urbaines, y compris sur les toits, en augmentant le pouvoir réfléchissant des surfaces, en isolant mieux l’habitat face à la canicule, en utilisant avec discernement la climatisation.

Jacques Peter
Contenir le réchauffement climatique.
Un défi pour nos petits-enfants.
Page 49
Edition Amalthée
Jacques Peter - contenir le rechauffement climatique
 

Prêts à s’insérer dans cette armée du travail qui se mettait en place dans les villes, formée de la vomissure de la paysannerie

Les surplus des villages se déversant dans les bourgs devint bientôt tel que la moitié de leur population mendiait. Alors, les bourgs eux-mêmes refoulèrent ce déchet qui se retrouva sur les grands chemins menant aux chefs-lieux de canton. (…)

Bien accueillie là, chassée ailleurs, exploitée dans des travaux temporaires faits à bas prix, parfois pour leur simple nourriture, effrayante en raison de son nombre, cette population errante et mendiante finit par rencontrer les routes, ces routes dressées par la révolution, puis par l’Empire, contre les chemins creux ; ces routes qui venaient casser le bocage, l’empêchant de demeurer un sanctuaire impénétrable ; ces routes, tentacules de pieuvres dont la tête et le cœur se tenaient dans les villes ; ces routes imposaient la main-mise de l’urbain sur le rural, du citadin sur le paysan.

Continue reading « Prêts à s’insérer dans cette armée du travail qui se mettait en place dans les villes, formée de la vomissure de la paysannerie »