Aucune blessure n’est irreversible. On peut transformer ses meurtrissures en force

– Je ne sais pas si tu te souviens de mon métier, mon ange… Lorsque tu m’avais demandé ce que faisais, je t’avais répondu que j’étais docteur, mais un docteur un peu spécial qui soignait les blessures de l’âme. C’est difficile à expliquer : les gens viennent me voir lorsqu’ils souffrent à l’intérieur. Ils souffrent parce qu’ils ont subi des épreuves qui leur laissent des plaies au coeur. Ce sont des douleurs difficiles à soigner…
Le médecin sembla chercher ses mots avant de poursuivre :
– Souvent, ces personnes se sentent fautives de quelque chose, même si elles ne sont coupables de rien. Mon métier, c’est de les convaincre qu’on peut renaître de ses souffrances. Aucune blessure n’est irreversible. J’en suis profondément convaincu. On peut transformer ses meurtrissures en force. Ce n’est pas quelque chose de magique. Ca prend du temps. Souvent, on ne guérit pas totalement. La douleur ne disparait jamais vraiment. Elle reste tapie au fond de nous, mais elle nous laisse revenir à la vie et continuer notre chemin. Je sais que ce n’est pas facile à comprendre, mais tu es une petite fille intelligente.

Guillaume Musso
Parce que je t’aime
Pages 91 et 92
Pocket
Parce que je t'aime
 

Une rasade pour oublier sa vie d’avant

C’est ainsi.
L’homme fouille dans sa poche pour en sortir une bouteille de mauvais alcool. Bien sûr qu’il boit. Comment faire autrement ?
Une rasade puis encore une autre.
Pour oublier le froid, la peur, la saleté.
Pour oublier sa vie d’avant.

Guillaume Musso
Parce que je t’aime
Page 12
Pocket
Parce que je t'aime
 

Les vrais amis, tu leur montres l’ordure, et ils s’attachent à toi.

– Bref, les vrais amis. Tu leur dévoiles tous les trucs pas ragoûtants qu’il y a dans ta caboche. Toute la merde quoi.
Lex se redressa, il était lancé.
– Et tu sais le plus bizarre, là-dedans ? Tu sais ce qui se passe quand on se livre complètement et qu’on laisse voir à l’autre qu’on est total dégénéré ?
Myron secoua la tête.
– Ton ami ne t’en aime que davantage. Avec les autres, on affiche une façade pour planquer l’ordure et pour se faire bien voir. Mais les vrais amis, tu leur montres l’ordure, et ils s’attachent à toi. C’est quand on fait tomber le masque qu’on crée des liens. Alors pourquoi on ne fait pas ça avec tout le monde, hein, Myron ? Je te le demande.

Harlan Coben
Sous haute tension
(Page 39)
Belfond Noir
Harlan Coben, sous haute tension
 

Jobs pouvait donc être charmant avec ceux qu’il détestait comme il pouvait se montrer détestable avec ceux qu’il aimait.

Jobs savait séduire les gens. Amelio, comme Sculley, s’imaginait, comme Jobs se montrait sous son meilleur jour, que l’estime et le respect était mutuels. Pour entretenir cette illusion, Jobs lançait régulièrement quelques flatteries qui comblaient son interlocuteur. Jobs pouvait donc être charmant avec ceux qu’il détestait comme il pouvait se montrer détestable avec ceux qu’il aimait. Amelio ne s’en rendit pas compte – comme Sculley en son temps -, trop empressé qu’il était d’être apprécié.

Walter Isaacson
Steve Jobs
(Page 360)
Editions JC Lattès
Steve Jobs, par Walter Isaacson
 

Je l’aime et je ne pourrais jamais accepter de vivre sans elle.

Alors je lui ai dit « Je l’aime et je ne pourrais jamais accepter de vivre sans elle. » Et tu sais ce qu’il a fait, ce français qui-a-tout-perdu-en-influences ? Il s’est mis à pleurer, il m’a rendu mes cinq mille francs légers, en disant « Ah putain de merde, merci, Monsieur, c’est bon de savoir que ça existe! »
– Tu mens, faux jeton.
– Bon, ça ne s’est peut-être pas passé comme ça parce qu’enfin, cinq mille francs, c’est cinq mille francs, mais je te jure que c’est vrai, c’est comme ça que je le sens, et je n’ai même rien eu à payer !

Romain Gary
Au delà de cette limite votre ticket n’est plus valable
Gallimard
(Page 177)
Au delà de cette limite votre ticket n'est plus valable