Aucune blessure n’est irreversible. On peut transformer ses meurtrissures en force

– Je ne sais pas si tu te souviens de mon métier, mon ange… Lorsque tu m’avais demandé ce que faisais, je t’avais répondu que j’étais docteur, mais un docteur un peu spécial qui soignait les blessures de l’âme. C’est difficile à expliquer : les gens viennent me voir lorsqu’ils souffrent à l’intérieur. Ils souffrent parce qu’ils ont subi des épreuves qui leur laissent des plaies au coeur. Ce sont des douleurs difficiles à soigner…
Le médecin sembla chercher ses mots avant de poursuivre :
– Souvent, ces personnes se sentent fautives de quelque chose, même si elles ne sont coupables de rien. Mon métier, c’est de les convaincre qu’on peut renaître de ses souffrances. Aucune blessure n’est irreversible. J’en suis profondément convaincu. On peut transformer ses meurtrissures en force. Ce n’est pas quelque chose de magique. Ca prend du temps. Souvent, on ne guérit pas totalement. La douleur ne disparait jamais vraiment. Elle reste tapie au fond de nous, mais elle nous laisse revenir à la vie et continuer notre chemin. Je sais que ce n’est pas facile à comprendre, mais tu es une petite fille intelligente.

Guillaume Musso
Parce que je t’aime
Pages 91 et 92
Pocket
Parce que je t'aime
 

Parfois, tout, n’est pas suffisant

Un matin, deux ans plus tôt, son mari lui avait dit qu’il partait, qu’il n’arrivait plus à vivre « comme ça » qu’il n’en avait plus la force. Elle avait tout fait pour le retenir mais parfois tout n’est pas suffisant. Depuis, elle n’avait plus eu de ses nouvelles.

Guillaume Musso
Parce que je t’aime
Page 20
Pocket
Parce que je t'aime
 

Ose devenir qui tu es

Ce n’est pas seulement le monde qu’il s’agit de changer ; mais l’homme. Non du dehors. Camarade, sache découvrir en toi même, et, comme du minerai l’on extrait un pur métal sans scories, exige le de toi, cet homme attendu. Obtiens-le de toi. Ose devenir qui tu es. Ne te tiens pas quitte à bon compte. Il y a d’admirables possibilités dans chaque être. Persuade- toi de ta force et de ta jeunesse. Sache te redire sans cesse : « il ne tient qu’à moi »

André Gide
Les Nourritures terrestres
(Page 243)
Gallimard
Nourritures terrestres d'André Gide
 

La force des choses

Nous avons évidemment des atouts pour gagner ; le plus puissant est ce qu’on appelle « la force des choses ». Et, en ce qui concernait M. Joseph, cet atout-là était particulièrement bon. Cette barbe d’œillet, ces yeux dans lesquels la moindre vivacité allumait des éclats verts, cette stature, cette démarche virile et souple qui faisait penser à la mer, tout cela, joint au mystère romanesque, au damas et à la table de bois blanc, enflamma la tête des femmes. Il était dans le bel âge et d’une salubrité attirante.

Le moulin de Pologne
Jean Giono
Gallimard