Jobs pouvait donc être charmant avec ceux qu’il détestait comme il pouvait se montrer détestable avec ceux qu’il aimait.

Jobs savait séduire les gens. Amelio, comme Sculley, s’imaginait, comme Jobs se montrait sous son meilleur jour, que l’estime et le respect était mutuels. Pour entretenir cette illusion, Jobs lançait régulièrement quelques flatteries qui comblaient son interlocuteur. Jobs pouvait donc être charmant avec ceux qu’il détestait comme il pouvait se montrer détestable avec ceux qu’il aimait. Amelio ne s’en rendit pas compte – comme Sculley en son temps -, trop empressé qu’il était d’être apprécié.

Walter Isaacson
Steve Jobs
(Page 360)
Editions JC Lattès
Steve Jobs, par Walter Isaacson
 

Le seul risque auquel il s’expose est de confondre le réel avec ce qu’il projette

Sa mémoire est en effet aussi précise que la photographie récemment découverte et, surtout, Grégor manifeste le don de se représenter intérieurement les choses comme si elles existaient avant leur existence, les voir avec une telle précision tridimensionnelle que, dans le mouvement de son invention, jamais il n’a besoin de croquis, de schéma, de maquette ni d’expérience préalables. Continue reading « Le seul risque auquel il s’expose est de confondre le réel avec ce qu’il projette »