Cela nous avait fait rire. Mais quel con !

« Est-ce que tu te souviens de ce jour où nous regagnions nos voitures, après un long échange sur nos problèmes – et j’en avais gros à l’époque – déjà – et toi aussi – nous avons croisé un collègue – un chic type – et l’avons salué en souriant. Il nous a lancé ‘Voilà deux femmes heureuses ! ça fait plaisir à voir !’…
Cela nous avait fait rire. Mais quel con ! »
Elle échangèrent un regard de connivence, presqu’amusées.

Anne-Marie Echard-Fournier
L’été en ce jardin
Pages 13 et 14
 

Quand Jacques Gamblin nous donne un cours de sobriété énergétique et de mieux vivre ensemble

Quel beau discours que celui prononcé par l’acteur Jacques Gamblin donné à Nantes, au Lieu Unique, le 28 novembre 2015 lors d’une journée consacrée au rôle de la poésie pour livrer « autrement le monde ».
23 minutes de bonheur intense à l’écouter déclamer « Mon climat » texte qu’il a lui même écrit et où il partage son expérience, sa vision de notre société consumériste, la mobilisation pour passer à l’action et ses propres engagements.
Alors, posez-vous, réservez 25 minutes de votre précieux temps et écoutez !

 

La Provence. Nulle part au monde on ne s’occupe à en faire si peu en y prenant autant de plaisir.

Les autres découvertes de la journée étaient toutes encourageantes : une maison qui deviendrait facilement merveilleuse, un village délicieux et deux des plus belles femmes qu’il eût rencontrées depuis des mois. Et, le plus important peut être, cette sensation au fond de lui qu’il était fait pour la Provence. Un autre des précieux conseils d’Oncle Henry lui revint en mémoire : « Nulle part au monde on ne s’occupe à en faire si peu en y prenant autant de plaisir. Un jour tu comprendras. »
Il régla l’addition et laissa un gros pourboire. Les clients étaient encore nombreux mais Fanny trouva le temps de lui dire bonsoir en l’embrassant sur les deux joues. Il émanait d’elle un parfum à faire rêver n’importe quel jeune homme.
– A bientôt ? s’enquit-elle.
Max hocha la tête en souriant.
– Je pense bien.

Peter Mayle
Le bon cru
Pages 69 et 70
Nil Éditions
un bon cru de Peter Mayle
 

Je la surnomme « le Torrent » tant elle est vorace de plaisirs.

– Quel est ce doigt qui n’a pas d’ongle ?

Voilà ce qu’entend la nouvelle domestique, âgée de huit ans, car les Montespan n’ont pas refermé la porte de leur chambre. Dans la cuisine, près de Mme Larivière, elle regarde le plafond, écoute grincer les pieds d’un lit, ce qui agace la cuisinière :

– Ah, la marquise est de l’étoupe la plus prompte à s’enflammer. Je la surnomme « le Torrent » tant elle est vorace de plaisirs. Elle sait bien battre le velours, rôtir le balai.

Continue reading « Je la surnomme « le Torrent » tant elle est vorace de plaisirs. »

 

Chucho aime traverser le rideau anti-mouches et laisser les bandelettes multicolores lui monter le long du corps

– Ah, Chucho. Fais-moi un plaisir. Va brancher le ventilateur. Je fonds, moi, ici.
La Dumbre est là, enfoncée dans sa chaise de jardin en plastique blanc, la tapette en main comme un sceptre. Chucho aime traverser le rideau anti-mouches et laisser les bandelettes multicolores lui monter le long du corps, glisser sur ses épaules, sur son cou, puis retomber avec un bruit d’osselets et se refermer aussi sûrement qu’un trou dans l’eau. Il enfonce dans la prise la fiche du ventilateur, dont la croix de bois au plafond commence à tourner.

Grégoire Polet
Chucho
(Page 24)
Gallimard
Chucho
 

Courir, un passe-temps pour masochiste

Le marathon du Médoc se court parmi les grands vignobles du Bordelais.Cette course respecte précisément la distance officielle : 42,195 km. Là s’arrête toute ressemblance avec un marathon conventionnel.

Les coureurs sont vivement encouragés à se déguiser, tenue excentrique de rigueur. Pour les rafraichir durant leur effort, un vin de qualité supérieure est à leur disposition aux vingt points de dégustation qui jalonnent le parcours. Ceux qui s’arrêtent pour boire un petit coup n’iront probablement pas pulvériser les records mondiaux, mais, dans cette épreuve conviviale, la vitesse est l’ennemie du plaisir. Il s’agit avant tout de prendre du bon temps, de participer à l’épreuve la plus mémorable de course d’endurance se déroulant en France dans la campagne la plus civilisée de la terre.

Continue reading « Courir, un passe-temps pour masochiste »

 

La source de la créativité c’est le plaisir

L’excès de sérieux tue la créativité, car il favorise le conformisme des croque-morts et des banquiers. La source de la créativité c’est le plaisir.

Hubert Jaoui
Père de l’actrice et réalisatrice Agnès Jaoui, fondateur du cabinet de consulting Gimca spécialisé en innovation, créativité et technique de management
 

La psychologie, ce n’était pas mon rayon : moi, c’était l’épicerie

Je lui ai dit que la psychologie, ce n’était pas mon rayon : moi, c’était l’épicerie.
– J’aimerai bien t’inviter un soir à dîner, Mohammed. Mon mari aussi aimerait te connaître.
– Qu’est-ce qu’il fait ?
– Professeur d’anglais.
– Et vous ?
– Professeur d’espagnol.
– Et on parlera quelle langue pendant le repas ? non, je plaisantais, je suis d’accord. Continue reading « La psychologie, ce n’était pas mon rayon : moi, c’était l’épicerie »

 

Une vision est une utopie réaliste

Chantal

– Juste deux définitions qui me plaisent bien :

Une vision est l’affirmation d’un objectif élevé, ce qui doit être accompli en fin de compte ;

Une stratégie est une décomposition analytique de la vision. Elle représente l’ensemble des actions qui la concrétisent.

Bonne soirée.

Sébastien

– Juste une réponse pour le plaisir :

Une vision pour moi est une utopie réaliste. C’est-à-dire un « objet » suffisamment ambitieux (et en rupture ;-)) pour que l’on ait envie de le suivre mais juste ce qu’il faut de crédible pour ne pas que ce soit un rêve. Et peu importe que cette vision s’accomplisse ou pas. C’est ce qu’elle génère comme envie qui est important.

Continue reading « Une vision est une utopie réaliste »