Ce qu’on est obligé de supporter, on peut tout aussi bien apprendre à l’aimer

– Dix heures ? a-t-elle dit d’une voix assez pointue.

– Après tu liras avec une lampe de poche sous la couverture. Je me lève à cinq heures et demie, moi.

Elle pouffa.

– Tu sais, c’est comme ça que les livres sont les meilleurs.

Voyez, un petit nuage de perturbations que nous avons réussi à dissiper en bonne intelligence. C’était prometteur pour l’avenir. Ce qu’on est obligé de supporter, on peut tout aussi bien apprendre à l’aimer.

Et j’allais l’avoir auprès de moi, toutes les nuits. En réalité, elle aurait pu installer un système d’éclairage digne d’une patinoire de hockey sur glace, je me serais quand même endormi heureux comme un pape tous les soirs. Avec un masque sur les yeux, s’il le fallait.

Katarina Mazetti
Le caveau de famille
Pages 71 et 72
Gaïa éditions
Le caveau de famille
 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


*