En sa présence, la réalité devient malléable. Il peut faire croire à n’importe qui à peu près n’importe quoi.

Quand Andy Hertzfeld rejoignit l’équipe Mac, Bud Tribble, l’autre développeur logiciel, lui expliqua la montagne de travail qu’il restait à faire. Jobs voulait l’ordinateur fini pour janvier 1982, soit moins d’un an plus tard.
– C’est de la folie, bredouilla Hertzfeld. C’est impossible.
Tribble lui expliqua que Jobs ne voulait rien savoir.
– La meilleure définition de cette bizarrerie, tu l’as dans Star Trek. Steve crée un champ de distorsion de la réalité.
Devant l’air ahuri de Hertzfeld, Tribble développa :
– En sa présence, la réalité devient malléable. Il peut faire croire à n’importe qui à peu près n’importe quoi. L’effet, certes, se dissipe quand il n’est pas là, mais cela t’empêche sérieusement d’avoir des prévisions réalistes pour quoi que ce soit !

Walter Isaacson
Steve Jobs
(page 147)
Editions JC Lattès
Steve Jobs, par Walter Isaacson
 

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