Mon pauvre Raymond, encore une fois, tu vas faire deux !

En 1974, devenu sélectionneur de l’équipe de France, Anquetil ne manquera pas de sélectionner son ami Raymond, qui, une fois encore, finira second, mais derrière Eddy Merckx, cette fois. Pas de chance.
La légende veut même que sur son lit de mort, Anquetil ait dit : « Mon pauvre Raymond, je m’en irai donc avant toi. Encore une fois, sur ce coup là, tu vas faire deux ! » Poulidor, interrogé sur la véracité de ce mot, a modestement assuré que sa mémoire n’était pas sûre mais que si, par hasard, ce n’était pas vrai, cela aurait parfaitement pu l’être : Anquetil était bien capable de le chambrer jusqu’à son dernier souffle. Mais à cet instant-là Poulidor n’était sans doute pas d’humeur à rie. C’était bien un ami véritable qu’il perdait.

Paul Fournel
Anquetil tout seul
Pages 123 et 124
Seuil
Anquetil tout seul
 

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