« Le temps passe » ou « le temps s’en vient » ?

Un premier choix, un premier désir, c’est le choix de l’avenir et de l’inconnu, résolument. Martin Heidegger s’étonnait que, en langue allemande comme en français, l’expression courante était que « le temps passe » comme s’il était devant nous et qu’il s’échappait derrière nous, nous entraînant vers le passé, alors qu’on aurait pu choisir de dire : « le temps s’en vient » , indiquant ainsi que le temps vient à notre rencontre pour nous accompagner vers l’avenir. On peut avoir l’envie d’avenir, contrairement à bon nombre de gens qui tombent dans l’avenir à reculons, on peut faire délibérément le choix de l’avenir, et s’engager à y marcher avec le pas alerte de l’éthique.

Jacques Peter
Contenir le réchauffement climatique.
Un défi pour nos petits-enfants.
Page 13
Edition Amalthée
Jacques Peter - contenir le rechauffement climatique
 

Quand je serai vieux (2/2)

Suite du post d’hier

« Quand je serai vieux… » Mais c’est maintenant ! Je l’étais, vieux, et depuis un bout de temps, à en croire l’état de liquéfaction de cette pauvre gueule. Je ne m’en étais pas aperçu. A quel moment exactement passe-t-on la ligne ? Le salarié sait : au moment précis où les collègues lèvent leur verre de mousseux en lui offrant la canne à pêche du départ à la retraite. Le P.-D.G. sait : au moment précis où il fait virer sur son compte personnel les millions d’euros marquant son départ vers d’autres fructueuses destinées. Moi, j’ai manqué de repères. Bon. Ne nous laissons pas abattre. Le moment est venu. Le « quand je serai vieux », c’est aujourd’hui. Le futur imprécis fait place au présent de l’indicatif, l’avenir radieux commence. Plongeons dans le tas de jolis projets réunis à aujourd’hui. Attaquons les rayonnages serrés de livres sublimes mis de côté pour cet heureux jour.

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