Il y avait beaucoup trop d’échelons hiérarchiques, parfois jusqu’à neuf niveaux de responsabilité. A la fin on ne sait plus qui est responsable de quoi.

Je suis de toute manière depuis toujours, un farouche opposant des structures mal équilibrées. Chez ASUAG, l’organisation était proprement suicidaire. Il y avait beaucoup trop d’échelons hiérarchiques, parfois jusqu’à neuf niveaux de responsabilité. A la fin on ne sait plus qui est responsable de quoi. Il n’y avait également pas de doctrine et très souvent on ne savait pas vraiment qui était le chef, qui dirigeait et qui avait le dernier mot. La direction générale s’occupait aussi très peu des questions stratégiques. Tous étaient beaucoup trop affairés à se mêler du détail du quotidien opérationnel.

Nicolas G. Hayek
Au delà de la saga Swatch
Page 80
Albin Michel
Nicolas Hayek, la saga swatch
 

Encore une belle semaine en perspective

Et j’insiste toujours sur le fait que chacun prenne gaiement le travail avec le sourire le lundi en se disant : « Encore une belle semaine en perspective. » Je tiens beaucoup à ce que le climat de travail soit agréable et qu’il règne une bonne atmosphère dans les relations humaines. Un chef qui passe son temps à compter son argent, qui n’a autre chose que son chiffre d’affaires et son bénéfice, qui licencie selon son bon vouloir et en plus livre des armes à on ne sait qui, un tel chef empoissonne littéralement l’ambiance de travail.

Nicolas G. Hayek
Au delà de la saga Swatch
Page 55
Albin Michel
Nicolas Hayek, la saga swatch
 

Mais y connaît pas Raoul ce mec ? Y va avoir un réveil pénible.

– Toi Raoul Wolfoni, on peut dire que t’en est ?

– Un quoi ?

– Un vrai chef.

– Mais y connaît pas Raoul ce mec ? Y va avoir un réveil pénible, j’ai voulu être diplomate à cause de vous tous, éviter que le sang coule, mais maintenant c’est fini, j’vais le travailler en férocité, l’faire marcher à coup de lattes, à ma pogne j’veux le voir ! Et vous verrez qu’il demandera pardon et au garde à vous…

Michel Audiard
Les Tontons flingueurs
Film de Georges Lautner (1963)
Dialogue sur la péniche entre Mme Mado (Dominique Davray) et Raoul (Bernard Blier)
Les tontons flingueurs