Jobs a conçu un ordinateur si puissant qu’un enfant illettré de six ans peut le manipuler sans aucune indication

Jobs fut ému par une histoire que lui relata Michael Noer, de Forbes.com. Noer lisait un roman de science-fiction sur son iPad pendant son séjour dans une laiterie, au cœur de la région rurale au Nord de Bogota, en Colombie, quand un gamin pauvre âgé de six ans chargé de nettoyer les étables s’approcha de lui. Curieux, l’homme lui tendit la tablette. Le garçon, qui n’avait jamais vu d’ordinateur, l’utilisa intuitivement. Il se mit à balayer l’écran, lancer des applications, et même jouer à un jeu. « Jobs a conçu un ordinateur si puissant qu’un enfant illettré de six ans peut le manipuler sans aucune indication, écrivit Noer. Si ce n’est pas de la magie, ça ?! »
En moins d’un mois, Apple vendit un million d’iPad. Deux fois plus que l’iPhone au moment de sa sortie. En mars 2011, neuf mois après son lancement, quinze millions d’unités s’étaient écoulées. Finalement, ce fut le lancement d’un bien de consommation le plus réussi de l’histoire.

Walter Isaacson
Steve Jobs
(Pages 562 et 563)
Editions JC Lattès
Steve Jobs, par Walter Isaacson
 

A certains moments dans la vie, l’intuition ou l’audace sont préférables

« Après cinq minutes de discussion avec Steve, j’étais prêt à envoyer toute prudence par-dessus bord et à rejoindre l’équipe de Cuppertino. Mon intuition me soufflait qu’entrer dans les rangs d’Apple était une opportunité unique, celle de travailler avec un génie. » Sa décision était prise. « Un ingénieur est censé faire des choix rationnels, de façon analytique, mais à certains moments dans la vie, l’intuition ou l’audace sont préférables. »
Chez Apple son rôle était de mettre en œuvre les idées de son patron, ce qu’il accomplit avec efficacité. Jamais marié, Cook se consacrait corps et âme à son travail. Il se levait à 4h30, envoyait ses e-mails, faisait une heure de gym, et arrivait au bureau vers 6 heures.

Walter Isaacson
Steve Jobs
(Page 411)
Editions JC Lattès
Steve Jobs, par Walter Isaacson
 

« Bon sang ! Bien sûr ! » Il avait redéfini le problème selon une perspective inédite et la solution était apparue d’elle-même.

Une fois le projet iPod lancé, Jobs intervint quotidiennement. Sa principale exigence était : « Simplifiez ! » Il allait sur chaque écran de l’interface utilisateur et lui faisait passer un test drastique : n’importe quelle chanson ou fonction devait être obtenue en trois clics. Et ces mouvements devaient être intuitifs. S’il ne comprenait pas comment naviguer dans telle ou telle application ou qu’il lui fallait plus de trois clics, il se montrait implacable. « Parfois, se rappelle Fadell, on se triturait le cerveau sur un problème d’interface pendant des heures, on pensait avoir envisagé toutes les options, puis il arrivait et nous demandait : « Vous avez pensé à cela? » Et alors on se disait tous : « Bon sang ! Bien sûr ! » Il avait redéfini le problème selon une perspective inédite et la solution était apparue d’elle-même. »

Walter Isaacson
Steve Jobs
(Page 445)
Editions JC Lattès
Steve Jobs, par Walter Isaacson