Une fois qu’on a éliminé l’impossible, ce qui reste, aussi improbable que cela soit, doit être la vérité

Ce n’est pas possible.
Cette pensée m’obsédait, un vrai leitmotiv. Peut être que j’espérais me tromper, je ne sais pas… mais comme je l’ai déjà dit, la vérité a une odeur bien particulière. Quant au « pas possible », on en revient toujours à l’axiome de Sherlock Holmes : une fois qu’on a éliminé l’impossible, ce qui reste, aussi improbable que cela soit, doit être la vérité.

Harlan Coben
Sans laisser d’adresse
Thriller
Pocket
harlan coben
 

Il est même en vérité le plus puissant du monde

De tous les financiers que Grégor aura eu l’occasion de rencontrer, John Pierpont Morgan est le plus riche.  Il est même en vérité le plus puissant du monde, déployant ses activités et encaissant ses dividendes dans les domaines les plus classiquement profitables et variés : pétrole, gaz, charbon, forêts, chemins de fer, marine et immobilier pour ne s’en tenir qu’aux principaux. Jupiter du dollar, Frankenstein en affaires, John Pierpont Morgan consiste en une brute insensible et colérique dont l’enviable devise tient en trois injonctions : pensez beaucoup, parlez très peu, n’écrivez rien.

Des éclairs
Jean Echenoz
Les éditions de minuit
Jean Echenoz, des éclairs
 

D’un pas d’automate dont les piles seraient bonnes à changer

Tony, après avoir passé un temps fou à ne penser à rien, ou à trop de choses, ce qui en gros revient au même, finit par se décider à se lever, déplie ses jambes, déploie son corps (pour un peu on entendrait les articulations renâcler) et, à son grand étonnement, se retrouve à la verticale. D’un pas d’automate dont les piles seraient bonnes à changer, il se dirige vers le hall, puis vers l’escalier, puis Continue reading « D’un pas d’automate dont les piles seraient bonnes à changer »

 

Une idée personnelle inaboutie

L’histoire contée ici, diaboliquement habile dans sa conception mais d’une évidence, d’un naturel absolus dans sa forme expressive, est de celles avec lesquelles tant le lecteur moyen que l’écrivain professionnel se sentent en terrain familier : « J’aurai pu écrire cela moi-même. Comment n’y ai-je pas pensé avant ? » Continue reading « Une idée personnelle inaboutie »