Je ne travaille pas… je m’amuse huit à quatorze heures par jour !

« Je ne travaille pas… je m’amuse huit à quatorze heures par jour ! » telle est la réponse qui fuse lorsqu’on demande à Nicolas G. Hayek (soixante-dix-sept ans en 2005) combien de temps il consacre à son travail.

Nicolas G. Hayek
Au delà de la saga Swatch
Entretiens d’un authentique entrepreneur avec Friedmann Bartu
Page 11, première phrase du livre
Albin Michel
Nicolas Hayek, la saga swatch
 

Il ne voyait pas combien je travaillais dur, car le « boulot des femmes » au foyer devient visible uniquement quand il n’est pas fait

Il ne comprenait pas. Il ne voyait pas combien je travaillais dur, car le « boulot des femmes » au foyer devient visible uniquement quand il n’est pas fait.

Katarina Mazetti
Le caveau de famille
(page 192)
Gaïa éditions
Le caveau de famille

 

 

Ils devraient remercier leur bonne étoile d’avoir eu la vie sauve. Elle avait la fourche à la main

Je pense qu’on étaient absolument éreintés mais heureux cet été-là. On était en bonne santé, Nils se trouvait entre la période coliques et la période otites et il dormait bien la nuit, elle n’avait pas besoin d’aller travailler en ville et c’était l’été. Je ne me rappelle qu’une seule fois où elle s’est fâchée tout rouge. Deux propriétaires de chevaux qui voulaient acheter du foin étaient arrivés dans la cour avec leur BMW bleu nuit quand elle sortait de l’étable. Moi, j’étais parti bosser sur une parcelle quelque part.
Ils ont demandé en la regardant comme si elle n’existait pas :
– Il n’y a personne ?
– Si, il y a moi, a-t-elle répondu, un peu surprise.
– Aha, mais le propriétaire ?
– Je suis une des propriétaires.
– Ah bon, oui, mais quelqu’un qui travaille ici ?
Là, elle a commencé à se fâcher.
– Je travaille ici ! Je viens de traire les vaches !
– Aha… mais… un homme ! ont-ils fini par dire.
Ils devraient remercier leur bonne étoile d’avoir eu la vie sauve. Elle avait la fourche à la main.

Katarina Mazetti
Le caveau de famille
(page 160)
Gaïa éditions
Le caveau de famille