Marie Maurestier, même jeune, n’avait jamais eu l’air jeune, présentant un corps flétri, ménopausé avant la ménopause

Or Marie Maurestier, même jeune, n’avait jamais eu l’air jeune, présentant un corps flétri, ménopausé avant la ménopause ; ce grand cheval à la mise sévère, au visage fermé, s’affublait de chemisiers à cols montants, de lunettes envahissantes, de chaussures plus robustes que glamoureuses. Celle que les échotiers décrivaient comme une mangeuse d’hommes avait l’apparence d’une femme sans désirs ni sexualité.

Eric-Emmanuel Schmitt
L’empoisonneuse
(Pages 16-17)
Editions Albin Michel
Concerto à la mémoire d'un ange
 

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