Le moins est le mieux. Weniger aber besser.

Jony Ive était un fan du designer allemand Dieter Rams, qui travaillait pour Braun. Le credo de Rams : « Le moins est le mieux » – Weniger aber besser. Et Jobs et Ive s’attachaient toujours à simplifier leur projet. Depuis sa première brochure où il était écrit : « La simplicité est la sophistication suprême » , Jobs avait toujours tenté d’extraire la simplicité par la maîtrise de la complexité – non en l’ignorant. « Cela demandait beaucoup de travail de relever tous les défis et de trouver des solutions élégantes. »
En Ive, Jobs trouva son âme sœur, dans sa quête d’une simplicité qui soit en profondeur, et pas seulement une illusion. Ive, dans son bureau, me décrivit cette philosophie :
Pourquoi disons-nous que la simplicité est une bonne chose ? Parce qu’on se doit de dominer nos produits. Apporter de l’ordre dans la complexité, c’est une manière d’être plus fort que le produit. La simplicité n’est pas seulement un effet visuel. Il ne s’agit pas de minimalisme ou d’une réduction de l’encombrement. Il s’agit d’aller jusqu’au cœur de la complexité. Pour trouver la vraie simplicité, il faut creuser profond. Par exemple, pour ne pas voir de vis apparentes, on peut finir par avoir un produit totalement contourné et complexe. La solution, c’est de s’enfoncer jusqu’à l’essence même du produit avec, pour objectif, l’épure à tous les niveaux. Il faut repenser tout l’objet, ainsi que la façon dont on va le fabriquer. C’est par ce voyage jusqu’au centre du produit qu’on peut se débarrasser du superflu.

Walter Isaacson
Steve Jobs
(Page 394)
Editions JC Lattès
Steve Jobs, par Walter Isaacson
 

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