Nous ne sommes pas parfaits. Nos téléphones ne sont pas parfaits. Nous le savons tous. Mais nous voulons le bonheur de nos clients.

Il subjugua son auditoire en quatre phrases : « Nous ne sommes pas parfaits. Nos téléphones ne sont pas parfaits. Nous le savons tous. Mais nous voulons le bonheur de nos clients. »
(…)
Scott Adams, le créateur de Dilbert, était tout aussi incrédule, mais bien plus admiratif. Il écrivit sur un blog quelques jours plus tard (que Steve transféra fièrement à ses proches) qu’il était émerveillé par les « grandes manœuvres » de Jobs, qui seraient un jour étudiées comme les nouveaux standards en matière de relations publiques. « La réaction d’Apple au problème de l’iPhone 4 n’a rien à voir avec ce qu’on apprend dans les écoles de communication ; car Jobs a ses propres règles. Si vous voulez savoir à quoi ressemble le génie, étudiez les paroles de Jobs. » En proclamant en public que les téléphones n’étaient pas parfaits, le patron d’Apple avait transformé une argumentation en affirmation indiscutable. « Si Jobs n’avait pas déplacé le débat de l’iPhone 4 aux smartphones en général, j’aurais pu créer une bande dessinée hilarante sur un produit défaillant qui ne marchait plus dès qu’il entrait en contact avec une main humaine. Mais dès qu’il s’agit d’une problématique généraliste sur les téléphones, l’humour ne prend plus. Rien n’étouffe mieux l’humour qu’une vérité générale et ennuyeuse. »

Walter Isaacson
Steve Jobs
(Pages 588 et 589)
Editions JC Lattès
Steve Jobs, par Walter Isaacson
 

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