Il était temps qu’il sache ce que faisait son père

Heureusement, Tim Cook réussit à le sortir de sa léthargie. Il cita une personne qui avait dit qu’Apple devenait le nouveau Microsoft, à savoir arrogant et suffisant. Le lendemain, Jobs changea entièrement d’attitude : « Il est temps de régler cette affaire ! »
Une fois les données relatives aux appels interrompus rassemblées par AT&T, le patron d’Apple comprit qu’il y avait réellement un problème, même s’il avait été exagéré par les médias. Aussi quitta-t-il Hawaii, après avoir passé plusieurs coups de téléphone cruciaux. Il était temps de rassembler quelques personnes de confiance, de vieux amis qui étaient à ses côtés au moment de la naissance du premier Macintosh, trente ans auparavant.
Son premier appel fut pour Régis McKenna, le gourou des relations publiques. « Je rentre d’Hawaii pour régler cette histoire d’antenne et je vais avoir besoin de tes conseils. » Régis était d’accord. Ils convinrent de se retrouver à Cupertino, dans la salle de réunion d’Apple, à 13h30 le lendemain. Son second appel fut pour Lee clow. Le publicitaire avait essayé de prendre ses distances avec Apple, mais Jobs aimait l’avoir à ses côtés. Son collègue James Vincent fut convié lui aussi.
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La froideur et l’absence de son père, rendaient ses marques d’affection plus précieuses.

La froideur et l’absence de son père, rendaient ses marques d’affection plus précieuses, de véritables dons du ciel. « Je ne vivais pas avec lui, mais il passait parfois à la maison. Il arrivait comme dieu sur terre, apportant la joie et le bonheur pendant quelques instants miraculeux. »

Walter Isaacson
Steve Jobs
(Page 305, témoignage de sa fille Lisa)
Editions JC Lattès
Steve Jobs, par Walter Isaacson
 

Il disait qu’il ne fallait jamais lancer une entreprise dans le but de devenir riche. Il fallait avant tout de la sincérité.

Markkula devint une nouvelle fugure paternelle pour Jobs. Comme son père adoptif, il se plierait à la volonté de fer du jeune homme ; et comme son pére biologique, il l’abandonnerait. « Markkula et Steve, c’était l’exemple même d’une relation père-fils » , me confiera le financier Arthur Rock. Markkula commença à lui donner des cours de marketing. « Mark m’a pris sous son aile. Nous avions les mêmes valeurs. Il disait qu’il ne fallait jamais lancer une entreprise dans le but de devenir riche. Il fallait avant tout de la sincérité, croire en ce que l’on faisait. Et viser la pérennité de la société. »

Walter Isaacson
Steve Jobs
(page 104)
Editions JC Lattès
Steve Jobs, par Walter Isaacson
 

Il aimait les choses bien faites. Il était minutieux même pour ce qui était invisible.

Cinquante ans plus tard, la barrière est toujours là, autour de la maison de Mountain View. Lorsqu’il me montra cette palissade, il caressa les planches et se remémora une leçon de son père qui était restée gravée en lui à jamais : il était crucial d’apporter un grand soin aux panneaux arrière, qu’il s’agisse d’une barrière ou d’une armoire, même si personne ne le voyait. « Il aimait les choses bien faites. Il était minutieux même pour ce qui était invisible. »

Walter Isaacson
Steve Jobs
(page 26)
Editions JC Lattès
Steve Jobs, par Walter Isaacson
 

Parfois je me suis demandé si en fait mon père n’était pas homosexuel

Parfois je me suis demandé si en fait il n’était pas homosexuel. Ça fait bizarre de penser cela, mais je n’ai jamais été très proche de mon père. Je veux dire, c’est classique que les enfants ressentent un frisson d’effarement en se disant que leurs parents l’ont fait, « ça » , et ils comptent leurs frères et sœurs et pensent : « Ils ont dû le faire au moins trois fois. » Dans mon cas, c’était vraiment justifié de se demander s’il l’avait fait plusieurs fois, en tout cas avec maman. J’ai décidé de ne pas y penser du tout, seulement d’essayer de me réjouir que ça ait eu lieu au moins cette fois-là.

Katarina Mazetti
Le mec de la tombe d’à côté
(page 112)
Babel
Le mec de la tombe d'a cote
 

Une sorte de merveilleuse absence de tout

Il rit. Elle adorait les petites rides qui se formaient autour de ses yeux, lorsqu’il riait. On disait évidemment qu’elle était amoureuse de son père. et qu’il était amoureux de sa fille. Cela faisait partie du bagage intellectuel du con moyen. Mais c’était beaucoup plus grave que ça. elle l’aimait comme on aime son enfant.

 » Tu sais, je regrette parfois que tu sois comme tu es. »

Il prît un air scandalisé.

« Jess !

– Oui, je regrette que tu ne sois pas un salaud. Nous aurions pu être si tranquilles. Et ma mère ne t’aurait pas quitté.

– Peut-être parviendrai-je un jour. Moi aussi, j’ai mes rêves de grandeur.

– Où en es-tu ?

– En plaine forme. Parfois je me réveille au milieu de la nuit, et je ne sens rien. Absolument rien. Un vrai triomphe. Une sorte de merveilleuse absence de tout. Bref, je peux dire que moi aussi, j’ai connu le bonheur. Ou bien, m’asseoir au bord du lac par une belle nuit sans lune, et n’éprouver rien. Oui, je crois que je suis guéri.

Adieu Gary Cooper
Romain Gary
Gallimard
 

Mais le monde en est plein, de gosses qui ne sont pas de moi !

« Je crois que l’ainé me ressemble.

– Sûr, c’est ton portrait tout craché. »

Quand il avait des doutes, Alec parlait de faire sauter sa femme, les gosses et lui-même au plastic, ce qui mettait Lenny en rogne, car enfin, du moment que c’étaient ses gosses à lui, pourquoi les tuer ? enfin, vous voyez ce que je veux dire. il y avait plus de raison d’être sentimental.

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A onze ans, j’ai cassé mon cochon et je suis allé voir les putes

A onze ans, j’ai cassé mon cochon et je suis allé voir les putes.
Mon cochon c’était une tirelire en porcelaine vernie, couleur de vomi, avec une fente qui permettait d’entrer mais pas de sortir. Mon père l’avait choisie, cette tirelire à sens unique, parce qu’elle correspondait à sa conception de la vie : l’argent est fait pour être gardé, pas dépensé.

Eric-Emmanuel Schmitt
Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran
Albin Michel
Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran